La foi subsistera-t-elle jusqu’à la fin du monde ?

Homélie du 29° Dimanche ordinaire C : Luc 18, 1-8

Source image: Clip: "Miséricordieux comme le Père" par Richard Vidal in: Webtélé ECDQ

Résumé : La foi subsistera-t-elle jusqu’à la fin du monde ? Malgré toutes les hérésies et les persécutions que l’Église devra vivre jusqu’à la fin du monde, la Parole du Christ ne passera pas.

La foi subsistera-t-elle jusqu’à la fin du monde ?

« Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Cette question de Jésus nous montre bien que Jésus était très réaliste concernant les résultats de sa mission sur la terre. En effet, Jésus semble être très au courant des difficultés et des obstacles que son Eglise allait rencontrer tout au long de son histoire. Il suffit de rappeler toutes les hérésies qui auront lieu reniant les vérités de l’évangile concernant l’identité personnelle de Jésus et qui nieraient soit son humanité, sa divinité et sa résurrection. De fait, Jésus était bien conscient que ses apôtres seraient tentés de le laisser tomber et d’abandonner la foi comme cela sera malheureusement le cas pour Judas.

La foi subsistera-t-elle jusqu’à la fin du monde ? En dépit des contre-témoignages des disciples du Christ au long des âges

Puis, Jésus devait probablement entrevoir les difficultés que la foi chrétienne allait rencontrer dans notre monde individualiste où souvent la foi sera cantonnée au domaine de la vie privée de manière que les gens seront encouragés à se créer une religion personnelle à la carte en choisissant les vérités selon leur goût personnel (en mélangeant par exemple un peu de bouddhisme par-ci et un peu de nouvel âge par-là). D’autre part, les contre-témoignages de certains chrétiens (prêtres et laïcs) qui vivent dans le mensonge, l’hypocrisie, l’orgueil et l’égoïsme vont être à la source de scandales qui feront se détourner beaucoup de gens de la foi chrétienne. De plus, Jésus sait très bien que la famille chrétienne qui est la première petite communauté de foi sera menacée de disparaître à cause des différentes philosophies modernes qui s’attaqueront à ses fondements. Par exemple, le Pape François dénonçait justement il y a quelque temps l’attaque mondiale que subit actuellement le mariage chrétien par la théorie du genre qui prétend que les humains ne se distinguent plus par le sexe (masculin et féminin) mais par leurs pratiques sexuelles que chacun peut choisir d’exercer librement.

La foi subsistera-t-elle jusqu’à la fin du monde ? « Le Ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas »

Devant ce portrait sombre de la situation de la foi chrétienne dans notre monde, on pourrait penser que de fait, la réponse à la question de Jésus est négative. En d’autres mots, on pourrait croire que la foi finira par disparaître totalement. Mais Jésus dit dans l’évangile : « le Ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». Cela nous conduit à nous demander quelle est la force qui fera en sorte que la foi pourra surmonter toutes les difficultés et vaincre toutes les menaces auxquelles elle doit faire face ? Jésus nous le dit dans la parabole de la pauvre veuve. C’est la prière. Pas simplement une petite prière isolée dite rapidement sans même y penser. Mais une prière insistante, persévérante et pleinement confiante. En effet, seulement une prière continuelle qui vient du plus profond de notre cœur pourra effectivement vaincre tous les obstacles et tous les ennemis de la foi chrétienne. Par exemple, savez-vous ce qui a fait tomber le communisme ? C’est la prière de millions de chrétiens à travers le monde. La Sainte Vierge à Fatima avait dit aux enfants : « Si vous priez le chapelet et si le Pape consacrera la Russie à mon Cœur Immaculé, alors la Russie sera libérée du communisme. » Ainsi, Jésus veut nous enseigner à travers cette parabole de la pauvre veuve comment nous devons prier afin de vaincre tous les obstacles qui s’opposent à notre foi. En fait, la force de notre prière ne se trouve pas tellement dans la formulation des paroles de nos prières mais elle se trouve plutôt dans la persévérance continue de chaque jour à demander avec insistance au Seigneur son secours.

La foi subsistera-t-elle jusqu’à la fin du monde ? Elle subsistera grâce à la prière

Jésus nous dit dans cette parabole que la prière chrétienne est comme l’oxygène que nous respirons : elle est vitale. C’est pourquoi, étant comme la respiration de la foi chrétienne, la prière doit être continuelle. Si par malheur nous cessons de prier, c’est comme si nous cessions de respirer. Cela sera alors notre mort spirituelle. Les chrétiens qui prient seulement une fois par année ou une fois par semaine ne peuvent pas avoir une foi vivante et agissante qui pourra leur permettre de vaincre les obstacles de la vie chrétienne. Malgré les apparences, leur foi est sans force. Comme Moïse dans la première lecture, nous ne devons jamais baisser les bras de notre prière. Certes, nous pouvons avoir bien des motifs humains de nous décourager et de démissionner de nos engagements chrétiens. Mais si nous ne baissons pas les bras de notre prière quotidienne, nous aurons la force et la sagesse de Dieu afin de vaincre toutes difficultés. Plus nous sentirons que nous sommes pauvres et faibles, plus alors nous sentirons l’importance de saisir la main secourable du Seigneur qui est le seul qui puisse nous sauver de toute détresse.

La foi subsistera-t-elle jusqu’à la fin du monde ? Elle subsistera grâce à l’action des disciples-missionnaires

Aujourd’hui nous célébrons la journée mondiale de la mission. Nous pourrons accomplir notre mission de témoigner du Christ dans le monde à la condition que nous mettions toute notre confiance en Dieu à travers notre prière persévérante à chaque moment de notre vie. Ainsi, nous pourrons rester fidèles et remplir notre mission de manière à ce que la foi chrétienne puisse rester vivante jusqu’au retour du Christ sur la terre.

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Gérald Lajeunesse
A propos Gérald Lajeunesse 255 Articles
Le père Gérald Lajeunesse est prêtre et membre de la Congrégation des Oblats de la Vierge Marie (omv). Il est curé de la paroisse St Enfant-Jésus de la Pointe-aux-Tremble, à Montréal.

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