Vivre la communion : la grâce de la fraternité

Résumé : Vivre la communion : la grâce de la fraternité qui passe par la bienveillance, l’authenticité réciproques et la miséricorde.

Vivre la communion : la grâce de la fraternité qui favorise le partage

« Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matthieu 18.20). La vie est faite pour être partagée. Dieu souhaite que nous apprenions à vivre ensemble. Il veut que nous apprenions à aimer comme Lui nous aime. La Parole de Dieu nomme ce genre d’expérience la communion. Celle-ci comprend l’amour désintéressé, les discussions profondes, le service pratique, les dons généreux, l’encouragement mutuel … Pour pouvoir vivre la communion, il ne faut pas être une foule. Jésus a exercé son ministère en compagnie d’un petit groupe de disciples. Il aurait pu en choisir davantage, mais pour que tout le monde participe, Il s’est limité à douze personnes. Le corps de Christ, comme notre propre corps, est un ensemble de petites cellules. Chaque chrétien devrait s’engager dans une fraternité à l’intérieur de son église : c’est là que la véritable communauté se vit, plus que dans les grands rassemblements. Qu’est-ce qui caractérise la vraie communion?

Vivre la communion : la grâce de la fraternité qui s’exprime par la bienveillance

La vraie communion est d’abord la bienveillance. C’est-à-dire non seulement vouloir le bonheur de mon frère, ma sœur mais aussi partir du principe que mon frère, ma sœur a du bon à m’apporter et peut me faire grandir.

Vivre la communion : la grâce de la fraternité qui se vit dans l’authenticité

Dans la communion fraternelle, les gens se montrent authentiques. « Amour et vérité se rencontrent » (Psaume 84.11). La véritable communion est un partage de vie. Il ne s’agit pas de parler de la pluie et du beau temps, mais d’ouvrir son cœur. Dans une véritable communion, les gens disent franchement qui ils sont et ce qui se passe dans leur vie. Ils parlent de ce qui les blesse, dévoilent leurs états d’âme, confessent leurs échecs, exposent leurs doutes admettent leurs peurs, reconnaissent leurs faiblesses et demandent l’aide et la prière des autres.

Vivre la communion : la grâce de la fraternité qui exige le courage et l’humilité

Or, souvent on peut parfois manquer de franchise et d’humilité. On fait semblant, on porte un masque, on se limite à une politesse superficielle et à des conversations banales. Chacun fait comme si tout était facile dans sa vie. Or, en osant parler franchement de notre vie, nous expérimentons un vrai partage. L’apôtre Jean dit : « Si nous marchons dans la lumière, comme (Jésus) lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres » (1ière Lettre de Jean 1.7-8). Il faut du courage et de l’humilité pour nous livrer. Mais prendre un tel risque est la seule façon de grandir spirituellement.

Vivre la communion : la grâce de la fraternité qui exige la réciprocité qui reçoit et qui donne

La vraie communion fraternelle est réciproque. On donne et on reçoit, chacun à sa mesure. Nous sommes tous plus fermes dans la foi lorsque les autres marchent avec nous et nous encouragent : « Recherchons donc ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle » (Romains 14.19). Dans la communion fraternelle, les gens ont une réelle compassion pour les autres. La compassion ne se limite pas au fait de donner son avis ou d’offrir une aide superficielle mais de s’intéresser aux autres et de partager leurs souffrances. La difficulté, c’est que nous sommes souvent si pressés de régler les problèmes que nous ne prenons pas le temps d’écouter l’autre avec attention. Parfois aussi, nous pensons trop à nos propres soucis, tandis que Saint Paul nous encourage : « Portez les fardeaux les uns des autres, accomplissez ainsi la loi du Christ » (Galates 6.2). Si nous sommes en pleine crise, si nous souffrons ou doutons, nous avons besoin les uns des autres, d’amis qui aient foi en Dieu et nous soutiennent.

Vivre la communion : la grâce de la fraternité où nous expérimentons la miséricorde

Dans la communion fraternelle, les gens expérimentent la miséricorde, le pardon. La communion fraternelle offre un lieu où la grâce du pardon est manifestée. Nous devons nous faire grâce les uns aux autres et être prêts à accepter cette grâce pour nous-mêmes. Paul a dit à propos d’un croyant qui avait péché : « Faites-lui grâce et consolez-le, de peur qu’il ne tombe dans une tristesse excessive » (2ième Lettre aux Corinthiens 2.7). L’amertume et la rancune détruisent toujours la communion fraternelle. Nous sommes tous des êtres imparfaits et pécheurs et inévitablement nous blessons les autres. Comme il est important de demander pardon …

Depuis vingt siècles, les chrétiens se rassemblent régulièrement en petits groupes de partage. Si vous n’avez jamais fait partie d’une fraternité, j’espère que ce chapitre vous aura donné envie d’expérimenter la bienveillance, l’authenticité, la réciprocité, la compassion et la miséricorde que l’on trouve dans la vraie communion. Nous avons été créés pour vivre ensemble!

Idée à méditer :

Vivre la communion : la grâce de la fraternité.

Verset pour accompagner ma journée :

« Recherchons donc ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle » (Romains 14.19).

Questions à me poser :

Comment est-ce que j’apporte de la fraternité à mon petit groupe de partage (par de la bienveillance, de la compassion, de la miséricorde, un partage en profondeur, de l’encouragement …)?

 

AVEC L’AIMABLE AUTORISATION DE L’AUTEUR

SOURCE : P. Jean-Hubert Thieffry et Coll., En chemin vers l’Essentiel : Découvrir et mettre en pratique les 5 Essentiels de la vie en Christ, Édité par Motivé par l’Essentiel, 2019, pp. 62-64.

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