Jésus le bon « coach »

J’ai pris connaissance hier d’une vidéo intitulée « Jésus, coach personnel ». Dans cette vidéo, l’abbé Jean-Philippe Auger, prêtre du diocèse de Québec, nous parle d’un livre qu’il vient d’écrire et qui vient d’être publié, intitulé « Comment Jésus a coaché douze personnes ordinaires pour en faire des leaders extraordinaires ». J’ai trouvé cette vidéo intéressante. Regarder cette vidéo, m’a aidé à comprendre le dimanche que nous vivons, le dimanche du Bon Pasteur.

Jésus était un homme de son époque. Il était très bien inculturé. Jésus, quand il parlait aux gens, Il leur parlait de ce qu’ils connaissaient, de ce dont ils avaient l’expérience. L’image du Bon Pasteur était excellente pour les gens de Palestine il y a deux mille ans. Les gens pouvaient voir tous les jours des pasteurs qui prenaient soin de leurs troupeaux. Et cette expérience était séculaire. Depuis des siècles, il en était ainsi. C’est pour cette raison que l’image du Bon Pasteur était l’une des préférées des auteurs sacrés de l’Ancien Testament, pour parler de Dieu et de son amour pour son peuple. Mais cette image ne parle pas aux gens du XXIème siècle qui vivent dans les villes et qui n’ont, pour la plupart, jamais vu un mouton, et encore moins un berger.

Je pense que si Jésus s’était incarné en 2015, il aurait pu dire quelque chose comme ceci aux gens de Montréal: « Je suis le bon « coach ». Tout le monde à Montréal, sait ce qu’est un coach. Tous les jours, six mois par année, on entend parler de Michel Therrien, le coach des Canadiens de Montréal (notre club de hockey national), à la télévision et dans les journaux. C’est pourquoi j’imagine facilement Jésus utiliser cette réalité très connue du public, qu’est le « coaching », pour parler de Lui-même et nous dire ce qu’Il peut être pour nous dans notre vie.

Le « bon coach » est celui qui connaît très bien chacun de ses joueurs; qui connaît très bien ses faiblesses, mais surtout ses grands talents, ses très grandes possibilités. La parfaite connaissance de la personne est d’ailleurs ce que Jésus veut d’abord nous faire connaître de Lui, quand Il utilise l’allégorie du Bon Pasteur. Jésus, quand Il nous dit qu’il es le Bon Pasteur, veut surtout nous dire qu’Il nous connaît à fond, qu’Il nous connaît même mieux que nous même. Et que c’est pour cela que nous pouvons et devons écouter sa voix. Ainsi en est-il du bon coach: il connaît très bien ses joueurs. Il sait ce qu’ils sont et il sait jusqu’où il peut les amener pour qu’ils soient de meilleures personnes « sur la patinoire ou sur le terrain » comme on dit, mais aussi dans leur vie de tous les jours.

Le sport que je préfère, pour ma part, ce n’est pas le hockey; c’est plutôt le « basketball ». Il y a un coach de la NBA (National Basketball Association) qui mérite toute mon admiration. Il s’agit du coach des Spurs de San Antonio: monsieur Gregg Popovich. Cet homme est vraiment un « coach  extraordinaire ». Il est tellement humain, tellement proche de ses joueurs! Il s’intéresse à chacun de ses joueurs dans leur vie professionnelle, bien sûr, mais aussi dans leur vie familiale. Sans cesse il s’informe de la condition de l’épouse et des enfants de ses joueurs. Et grâce à l’amour qu’il éprouve envers chacun de ses joueurs, il peut les amener loin, très loin. D’ailleurs, les Spurs sont la deuxième meilleure équipe de la division de l’ouest de la NBA, immédiatement après les prodigieux et quasi surhumains Golden State Warriors.

Ce qui m’impressionne dans le titre du livre de l’abbé Jean-Philippe Auger, c’est que Jésus est tellement extraordinaire qu’Il réussit à faire des douze membres de son équipe, non seulement de « bons joueurs », mais aussi de « bons coachs ». Chacun des apôtres est devenu un leader de communauté. Cela c’est extraordinaire. Et c’est la mission que Jésus nous confie aujourd’hui à nous ses pasteurs du XXIème siècle. Il ne veut pas que nous formions seulement des disciples de Jésus, mais aussi des « leaders ». Au diable donc la pusillanimité !!!  Au diable ce défaut dont on accuse trop souvent les Québécois, qui consiste à ne se considérer dignes que de peu; à être « nés pour un petit pain « . Cela est tout à fait faux et contraire au plan de Dieu sur nous.

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Guy Simard
A propos Guy Simard 27 Articles
Guy Simard est un Oblat de la Vierge Marie. Il est curé de la paroisse Saint-Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles et il a écrit plus de 850 textes sur son propre blogue, Dieu ma joie.

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