«Vous êtes la lumière du monde» (Mt 5, 14)

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lumière du monde

Toute Parole de Dieu, est Parole de Dieu. Cela, nous le savons. Mais toute Parole de Dieu n’a pas le même impact dans notre esprit, dans notre cœur et dans notre imaginaire. Certaines Paroles de Dieu sont comme des électrochocs, ou des coups de massue. Du moins, certaines Paroles de Dieu devraient avoir cet effet là.

En ce dimanche, Jésus nous dit, à vous et à moi, qui sommes ses disciples, que nous sommes la « lumière du monde ». C’est quand même impressionnant d’entendre cela, non? Est-ce que ça vous impressionne. Avez-vous été impressionné quand j’ai proclamé cela il y a un instant à l’ambon. Car toute personne qui va à l’ambon à la messe, durant la liturgie de la Parole de Dieu, ne lit pas les Écritures Saintes; elle les proclame. C’est le mot utiliser par l’Église: on « proclame » la Parole de Dieu à la messe.  

Je vous invite à faire une petite expérience. Je vous invite; je ne vous oblige pas. De quoi puis-je vous obliger? Mais si vous consentez à faire ce que je vais dire dans un instant, il se peut très bien que cela ait un grand impact dans votre vie. Donc, ceux qui le veulent bien, je vous inviterai dans un instant à répéter à cinq reprises six mots, six petits mots prononcés par Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui, à une petite différence près car nous remplacerons le pronom « vous » par le pronom « je« . Pour cela, je vous invite dès maintenant à fermer les yeux. Dans un instant, je vais vous demander de prononcer lentement, avec moi, les mots suivants: « Je suis la lumière du monde ». « Je suis la lumière du monde », à répéter trois autres fois.

Ce que vous venez de dire, c’est la pure vérité. Cela peut sembler gros, cela peut sembler immense, mais c’est la pure vérité.  » Vous êtes la lumière du monde « . Pourquoi sommes-nous la lumière du monde. Parce qu’un jour, sur cette terre, un homme qui est Dieu en Personne, a dit à tous ceux qui l’écoutaient: « Je suis la Lumière du monde; qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Et cet homme-Dieu, Jésus notre Seigneur, dans sa très grande bonté vous a choisis comme disciples. Il l’a dit clairement au dernier soir de sa vie: « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure  » (Jn 15, 16). 

Pourquoi avoir fait ce petit exercice? Pour que la Parole de Dieu s’incarne en nous. Cette Parole de Dieu est tellement forte, tellement extraordinaire, qu’on ne peut pas seulement l’entendre avec nos oreilles. Il faut qu’elle entre dans notre cœur et qu’elle atteigne toutes les fibres de notre être. Chacun de nous ici, cet après-midi (ou ce matin), est la lumière du monde.

Chers paroissiens, demandons à Dieu de faire une sérieuse prise de conscience cet après-midi (ou ce matin): demandons à Dieu de prendre conscience du don reçu et de la responsabilité que nous avons.

Car savoir et prendre conscience, ce sont deux choses différentes. Le fils d’un couple de ma paroisse est décédé dernièrement. Il n’avait que 54 ans. J’ai rencontré la famille pour préparer les funérailles. La fille du défunt, âgée de 24 ans, m’a dit que son père lui avait confié que lorsqu’il l’a tenue pour la première fois dans ses bras, à l’hôpital, immédiatement après sa naissance, il a fait une expérience très forte. Il a réalisé que désormais il était responsable de cet enfant, il a pris conscience qu’un lien très fort existait entre eux deux, un lien qui durerait jusqu’à la mort. En un mot, cet homme a pris conscience qu’il était papa. Il savait pourtant depuis plusieurs mois qu’il était papa. Mais ce jour-là, il a pris conscience de ce que cela signifiait. Savoir et prendre conscience sont vraiment deux choses différentes. La façon normale de progresser pour l’être humain, c’est d’aller de prise de conscience en prise de conscience. On ne progresse que lorsqu’on a intégré une chose, une réalité. Or pour intégrer, il ne suffit pas d’écouter ni même de comprendre. Il faut que la réalité passe dans notre vie, dans tout notre être. 

J’aimerais que chaque personne présente dans cette église, prenne conscience qu’elle est la lumière du monde. C’est tellement grand de prendre conscience de cela. Nous savons où nous allons, nous connaissons le but de la vie humaine; nous savons qu’il y a un ciel et nous connaissons le Chemin pour y arriver. Je sais que certaines personnes n’aiment pas dire qu’elles « savent » que le ciel existe; elles préfèrent dire qu’elles croient que le ciel existe. Personnellement, je n’ai pas de difficulté à dire que je sais que le ciel existe, parce je crois que Jésus est Dieu et qu’il nous a dit la Vérité, puisqu’Il est Lui-même la Vérité (Jn 14, 6).

Si nous prenons vraiment conscience que nous sommes la lumière du monde, alors tout change dans notre vie. Nous ressentons alors le besoin d’annoncer Jésus à tous, à toutes les personnes que nous rencontrons. C’est aussi ce que Jésus nous dit et ce qu’Il attend de nous. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus nous dit « qu’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais que nous la plaçons sur le lampadaire, pour qu’elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison ». Il faut que la lampe éclaire toutes les personnes, toutes les personnes qui sont dans la maison; toutes, sans exception.  

Jésus a fait de nous des lumières le jour de notre baptême. Il s’attend à ce que nous éclairions toutes les personnes que nous rencontrons. Le lampadaire qui est située au coin de notre rue, n’éclaire pas seulement Guy Simard lorsqu’il m’arrive de passer tout près; il éclaire toute personne qui passe près de lui.

Et à bas la fausse humilité; à bas la crainte de s’attribuer quoi que ce soit de bon et de grand. Il n’y rien de plus grand, de plus beau et de plus élevé dans la vie, que d’attirer des gens à Jésus, la seule vraie LUMIÈRE DU MONDE. Mais si nous réussissons à faire cela, la gloire reviendra à Dieu, car sans Lui, nous ne pouvons rien faire (Jn 15, 5): « Que votre lumière brille devant les hommes: alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux » (Mt 5, 16). En cela, nous sommes un peu comme la lune, cet astre du ciel qui est sombre et froid. Si la lune émet de la clarté, ce n’est qu’en raison du soleil. C’est le soleil qui éclaire la lune et qui la rend si lumineuse. Si la lune était douée d’intelligence, il ne lui viendrait même pas à l’esprit de s’attribuer la gloire d’éclairer la terre. De même en est-il pour nous: si nous avons la grâce d’illuminer les gens et de les conduire à Jésus, la gloire en reviendra à Dieu qui seul peut toucher les coeurs par sa grâce.

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Guy Simard
A propos Guy Simard 15 Articles
Guy Simard est un Oblat de la Vierge Marie. Il est curé de la paroisse Saint-Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles et il a écrit plus de 850 textes sur son propre blogue, Dieu ma joie.

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