Les esprits mauvais

Enseignement no 260, 12 novembre 2017

comment chasser les esprits mauvais

La paix soit sur vous mes ami(e)s.  Donc, nous terminons aujourd’hui cette série de cinq enseignements sur les inclinations au péché, à travers une inclination un peu différente des autres, qui est le combat dont nous devons lutter contre les esprits mauvais.  Et cet enseignement, en fait, porte sur une manière très particulière de voir comment les esprits mauvais entrent dans nos vies et comment nous pouvons les chasser de nos vies.  Alors c’est un enseignement extrêmement important, pour notre vie personnelle, et extrêmement important pour notre mission d’évangélisation parce que dans la mission d’évangélisation, comme Jésus et avec Jésus, nous sommes invités à chasser les esprits mauvais, non seulement de notre propre cœur mais du cœur des autres, d’aider les personnes autour de nous à se libérer de différentes formes d’esprits mauvais qui les assaillent. Alors on accueille et on écoute ce petit bout d’enseignement. 

Cinquième type d’inclinations au péché.  C’est un peu différent, ce sont les esprits mauvais. Alors c’est très très important, les esprits mauvais.  Donc dans Matthieu 12, 43-45, on a vu ça il n’y a pas longtemps, écoutez bien, c’est un texte qui est très important : « Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il parcourt les régions arides en quête de repos mais il n’en trouve pas. Alors il se dit : « Je vais retourner dans mon logis d’où je suis sorti ». À son arrivée, il le trouve inoccupé, balayé, mis en ordre.  Alors il va prendre avec lui sept autres esprits plus mauvais que lui, ils y entrent et s’y installent. Et le dernier état de cet homme devient pire que le premier.  Ainsi en sera-t-il également de cette génération mauvaise ». Donc, vous voyez. L’esprit est parti, il a laissé la personne tranquille, il revient, et là il revient avec sept esprits plus mauvais que lui.

Vous avez déjà entendu peut-être des personnes vous dire : « J’ai fait du ménage dans ma vie, hein, j’ai fait du ménage dans ma vie. »  Et, une partie du ménage, ça veut dire, j’ai fait disparaître les gens qui me tombaient sur les nerfs. J’ai fait du ménage dans ma vie, dorénavant je vais m’entourer de bonnes personnes.  Alors la personne a enlevé les gens, elle se trouve bien pendant quelque temps, elle a retrouvé la paix, mais elle n’a pas pardonné.  Elle n’a pas enlevé qu’est-ce qui, dans son cœur, faisait qu’elle se sentait mal avec ces gens-là.  Et en général c’est toujours le pardon. C’est le pardon qui rend la paix.  Alors l’esprit revient et là, il fait, petit à petit, entrer sept autres esprits avec lui.

Et il y a une interprétation, parmi plusieurs autres, la Parole de Dieu c’est toujours plein de sens magnifiques. Une interprétation de ces sept esprits, qui est lumineuse, qui est très très importante pour nos vies.  Donc l’esprit, le premier esprit, c’est toujours l’esprit de non-pardon. Les esprits ça s’adresse à notre tête.  C’est l’esprit qui dit : tu ne devrais pas pardonner à cette personne-là, si tu lui pardonnes c’est comme si tu lui donnais raison, si tu lui pardonnes elle va recommencer, il faut pas que tu pardonnes.  Ça, c’est l’esprit de non pardon.  C’est le premier esprit.  Et là, l’esprit de non-pardon il fait entrer l’esprit d’amertume.  Je ne me sens pas bien, ça reste-là, je ne sais pas pourquoi, mais je ne me sens pas bien.  L’esprit d’amertume, il fait entrer l’esprit de rancune.  Si je ne me sens pas bien c’est à cause de lui, à cause d’elle.  Je le sais.  C’est lui, c’est elle, qui m’a fait du mal, c’est pour ça que je ne me sens pas bien.  L’esprit de rancune fait entrer l’esprit de vengeance. Un jour je vais me venger tu vas voir, je vais lui montrer.  Je vais faire cela discrètement parce que je suis un bon chrétien, une bonne chrétienne, mais je vais me venger.  L’esprit de vengeance fait entrer l’esprit de colère.  Ça bouille.  L’esprit de colère fait entrer l’esprit de violence. L’esprit de violence fait entrer l’esprit de haine, je me mets à détester la personne.  Et l’esprit de haine fait entrer l’esprit de mort et de désir de mort. C’est comme ça. Voyez qu’est-ce qui se passe dans nos vies.  Donc, à la source de ça, il y a toujours un manque de pardon.  Il y a toujours une blessure qui, au lieu d’être soignée par le pardon, une blessure on la soigne puis ça se guérit, on ne s’énerve pas avec ça. Une blessure du cœur, on la soigne puis elle guérit.  On la soigne par le pardon.  Mais au lieu de la soigner, on la laisse s’envenimer ! Le venin ça vient du serpent.  Donc les esprits rentrent les uns après les autres.

On dit de Marie de Magdala, Luc 8, 1 à 3 : « Or par la suite Jésus faisait route à travers villes et villages; il proclamait et annonçait le bonne nouvelle du Règne de Dieu [Règne de Dieu qui s’oppose au règne de l’adversaire], les Douze étaient avec lui, et aussi des femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies.  Marie dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chouza intendant d’Hérode, Suzanne et beaucoup d’autres qui les aidaient de leurs biens ».  Marie Madeleine dont étaient sortis sept démons.  Comment étaient sortis les sept démons ? Parce qu’elle a appris à pardonner.  Qu’est-ce qu’elle fait Marie-Madeleine quand elle vient pleurer aux pieds de Jésus ? Jésus lui offre le pardon et la rend capable de pardonner.  Et à partir du pardon, tous les esprits mauvais ont été chassés.  Alors c’est très important.  Dans nos vies, quand on s’aperçoit qu’il y a un esprit de colère, un esprit de vengeance, un esprit d’amertume, qui revient sans cesse. C’est facile chasser un esprit mauvais, quand je sens qu’il y a un mauvais esprit qui me poursuit, on le chasse. Au nom de Jésus, j’ordonne à l’esprit de colère de s’en aller immédiatement, je ne t’appartiens pas, j’appartiens à Jésus, le sang de Jésus me protège. Puis, il s’en va.  Au nom de Jésus, je le chasse, puis il s’en va. Mais si l’esprit de non-pardon est resté là, il va revenir sans cesse.

Quand je m’aperçois dans ma vie, comme ça un esprit qui revient sans cesse, alors je le présente au Seigneur, et puis là, je demande au Seigneur de me montrer quel est le pardon que je n’ai pas encore donné. Encore une fois on ne fait pas une grosse étude, on ne se casse pas la tête avec ça.  Le but c’est pas de faire une recherche. On le demande au Seigneur, puis à son heure il va nous le montrer.  Sinon on va se rendre malade. Mais je le demande, Seigneur, montre-moi.  Comment ça se fait que cet esprit là revient sans cesse. Et puis, le jour où il me le montre, alors c’est là que ça devient important.  Et puis le jour il me le montre, habituellement, ça viendra pas en douceur, ça vient avec un petit peu de…, bien là je vais entrer dans cette démarche de pardon.  On fait une démarche de pardon.  Le pardon c’est divin, donc on s’appuie sur la Parole de Dieu, on s’appuie sur cette parole-là : « Père, pardonne-leur ils ne savent pas ce qu’ils font ».  Donc c’est la parole de Jésus, une parole d’éternité, une parole de vie éternelle, j’accueille cette parole, et en m’appuyant sur cette parole Seigneur Jésus je pardonne.  Je pardonne de tout mon cœur.

Le pardon complet vous le connaissez.  On demande pardon d’abord, je demande pardon d’avoir entretenu l’amertume, la rancune, j’en demande pardon. En m’appuyant sur ta parole, je pardonne, je renonce à mon droit d’en vouloir à la personne, je chasse l’esprit mauvais et je reçois la bénédiction de Dieu. Voyez, et alors on vient de tout nettoyer.  On l’ouvre, on reconnait, on soigne et puis on reçoit l’onguent ou la médication de la bénédiction divine.  On ne garde pas dans nos cœurs de refus de pardonner.  Jésus insiste tellement.  Combien et combien de fois, et on dit tous les jours dans la prière du Notre Père, un certain nombre de gens, des fois dans nos vies, on accroche là-dessus : pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons. Des fois on le dit un peu vite.  Et en plus, après avoir enseigné ça, il retape dessus : car si vous ne pardonnez pas, votre Père non plus ne vous pardonnera pas.  Ce n’est pas une menace qu’il nous fait, c’est une lumière qu’il nous donne, ce n’est pas une menace c’est une lumière que Jésus nous donne: pardonner sept fois, soixante-dix fois sept fois. Et il nous le montre, pardonner, il pardonne à ses bourreaux, ça n’a pas d’allure ce qu’ils ont fait, on pardonne.  Pourquoi ?  Parce que le pardon c’est le chemin par lequel s’instaure le Royaume de Dieu.

À l’inverse, le non-pardon, c’est le chemin par lequel le royaume du mal s’instaure dans nos vies. On sait, les guerres qui nous entourent, c’est tous des vieilles rancunes qui remontent à des siècles et des siècles. Nos petites guerres chez nous, ça remontent pas à des siècles et des siècles, des fois, ça remonte un peu loin, c’est toujours ça, alors on pardonne, on pardonne.  Il n’y a pas de raisons de ne pas pardonner.  Ça se peut que je ne sois pas capable, aujourd’hui, ça se peut.  Je m’accueille dans ça, aujourd’hui je suis pas capable, mais je ne peux pas dire: jamais, je pardonnerai.  On ne peut pas dire ça.  Aujourd’hui, je ne suis pas capable de pardonner, aide moi, Seigneur Jésus.  Juste ça, c’est déjà un pas immense, et il va le faire.  Le seigneur va le faire.  On le laisse travailler nos cœurs. Marie, on dit de la Vierge Marie, elle écrase la tête de l’adversaire, il n’a pas de prise sur elle, il n’y a rien qui n’est pas pardonné.  Le pardon vient au fur et à mesure, et donc l’adversaire ne peut pas s’attacher à elle.

Alors moi je vous aime, je vous bénis et je demande au Seigneur de vous accorder cette grâce d’entrer profondément dans l’expérience du pardon, et de goûter en vos cœurs, en vos âmes la joie d’entrer déjà dans le Royaume de Dieu, en accueillant cette grâce du pardon que le Seigneur est venu nous accorder, au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit.  Amen

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Pour approfondir l’enseignement

  • À la suite de cet enseignement, qu’est-ce qui monte dans mon cœur ?
  • Quand ai-je fait l’expérience d’un pardon qui libère profondément ?
  • Comment puis-je aider mon « Oïkos » à chasser les esprits mauvais qui les assaillent ?

Pour aller plus loin cette semaine

  • Je relis les textes proposé : Mt 12, 43-45; Lc 8, 1-3
  • Dans ma prière du soir, j’accueille les invitations à tout pardonner.
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Nicolas Tremblay
A propos Nicolas Tremblay 16 Articles

Nicolas Tremblay est prêtre dans le diocèse de Joliette.

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