Le Christ est ressuscité

Le Christ est ressuscité!  Il est vraiment ressuscité!  Alors j’aimerais, aujourd’hui, revenir sur cette salutation du temps pascal que plusieurs de nos frères et sœurs chrétiens, à travers le monde, échangent dans les jours qui suivent Pâques, et que moi j’essaie d’instaurer ici au Québec.  Partout où je passe, j’invite les gens à se saluer de cette manière-là dans les jours après Pâques. Donc la première personne qui rencontre un frère ou une sœur chrétien lui dit: Le Christ est ressuscité; et l’autre répond: il est vraiment ressuscité!  Alors le mot important c’est « vraiment ».  On ne répond pas: il est vraiment ressuscité, avec un point d’interrogation dans la figure, mais on confirme : il est vraiment ressuscité, on en rajoute, il est vraiment ressuscité, on en met encore plus.  Alors c’est une salutation qui est importante parce qu’elle dit l’essentiel de notre foi, et elle fortifie notre foi surtout.  La foi chrétienne, normalement, au fil des siècles se fortifie de plus en plus.

      Donc, la première partie de la salutation, quand je dis: le Christ est  ressuscité, ça c’est la proclamation de notre foi.  C’est ce qu’on reçoit, c’est ce qui est écrit dans le Credo: je crois que le Christ est ressuscité des morts.  C’est ce qu’on a appris dans notre catéchisme ou à la catéchèse.  C’est le témoignage qu’on reçoit de la tradition de l’Église, qu’on reçoit des Apôtres, c’est ce qu’on reçoit, on ne peut pas inventer, il faut le recevoir.  Et ce témoignage qui nous vient des apôtres, il nous vient comme un témoignage à deux dimensions. 

      Le témoignage des apôtres, quand ils nous disent le Christ est ressuscité, ils nous disent d’abord, ils nous parlent d’abord du fait historique de la résurrection de Jésus.  Jésus est mort sur une croix, il a été mis au tombeau et il n’est pas resté prisonnier du tombeau, il est ressuscité d’entre les morts.  Et les apôtres sont les seuls qui peuvent témoigner de cela.  Et ils témoignent des signes de la résurrection de Jésus.  Donc le premier signe, c’est celui que nous lisons dans l’évangile le matin Pâques, tous les ans, le matin de Pâques. Pierre et Jean se rendent au tombeau et le corps de Jésus n’y est plus.  Les linges dans lesquels il avait été enveloppé sont restés-là, à plat, mais il n’y a plus le corps de Jésus, comme si le corps de Jésus avait fondu.  Tout est resté en place mais le corps de Jésus n’y est plus, qu’est-ce qui s’est passé? Et après, il y aura les autres signes qui sont les apparitions du Ressuscité.

      Pierre, quand il va prêcher l’évangile plus tard, il va dire : Jésus ressuscité ne s’est pas manifesté à tout le peuple, mais à nous qui avons été choisis comme témoins, nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts.  Donc il témoigne que le Christ est ressuscité, qu’il est vivant, non pas d’une vie comme avant, il n’est pas revenu à la vie comme Lazare, par exemple qui est revenu à la vie, mais il est ressuscité à une vie nouvelle, une vie immortelle, une vie glorieuse.

      Ça c’est une chose.  Mais ce premier témoignage s’accompagne d’un deuxième témoignage ou une deuxième dimension de ce témoignage qui est la transformation des apôtres eux-mêmes. Et ça c’est très important, c’est ça qui confirme que ce n’est pas seulement une histoire qu’ils ont inventée.  Quand ils disent que le Christ est ressuscité, ils ne font pas juste témoigner de quelque chose qui s’est passée, un événement, mais dans la manière dont ils en témoignent, on voit que leur vie a eux a été transformée.  Eux qui étaient attristés et complètement découragés par la mort de Jésus, voilà qu’ils retrouvent la joie, simplement par la rencontre avec le Ressuscité. Ils n’ont pas gagné un million de dollars, ils ne se sont pas trouvé une nouvelle job, ni une nouvelle blonde, mais simplement la rencontre avec le Ressuscité leur redonne la joie, et non seulement leur redonne la joie, de la même manière que Jésus ne fait pas seulement revenir à la vie, comme il était avant, non seulement les apôtres retrouvent la joie comme ils l’avaient avant, mais ils deviennent des personnes complètement nouvelles.  Et voilà que ces hommes, ces femmes, qui étaient des hommes et des femmes quelconques, vont devenir des missionnaires de l’Évangile, ils vont parcourir le monde pour annoncer cette bonne nouvelle: le Christ est ressuscité. Donc ils témoignent de ce qu’ils ont vu et entendu et ils témoignent que leur vie a été transformée.

      Et, c’est ce deuxième aspect du témoignage qui vient jusqu’à nous.  Et quand nous on répond à la salutation : le Christ est ressuscité, c’est ce que je reçois, moi je réponds : il est vraiment ressuscité.  Qu’est-ce que je suis en train de dire ?  Je suis en train de dire que moi aussi je viens ajouter mon propre témoignage à celui que je reçois.  Oui, il est vraiment ressuscité parce que moi aussi j’en suis témoin, non pas témoin d’avoir vu Jésus vivant sortir du tombeau, mais témoin parce que ma vie a été transformée par la rencontre avec le Ressuscité, parce que la vie des personnes que je côtoie a été transformée par la rencontre avec le ressuscité. Donc il est vraiment ressuscité.  Ce n’est pas juste un événement du passé, c’est maintenant, il est vraiment ressuscité.  Aujourd’hui j’en suis le témoin.

      Et donc, normalement à ce : il est vraiment ressuscité, à ma réponse, je pourrais spontanément ajouter un exemple.  Oui il est vraiment ressuscité parce que voilà ce qui s’est passé dans ma vie, voilà ce qui s’est passé dans la vie de telle personne.  Oui, Jésus est vraiment ressuscité, regarde c’est tellement extraordinaire comment la vie des gens est transformée.  Alors, donc cette salutation du temps pascal fait grandir notre foi, confirme notre foi, stimule notre foi.  Et au fil des siècles s’accumulent les millions et des millions de témoignages de la résurrection du Christ, qui ne sont pas seulement de répéter un événement qui s’est passé il y a 2000 ans, mais de redire que aujourd’hui le Christ est ressuscité et que nous en sommes témoins, oui il est vraiment ressuscité.

      Alors ça vaut la peine de chanter notre joie.  « Crions de joie, Jésus est vivant… »

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Pour approfondir l’enseignement:

  1. Comment cette salutation du temps pascal fait-elle grandir notre foi ?
  2. Comment cette salutation du temps pascal peut-elle devenir missionnaire ?

Pour aller plus loin cette semaine

  • Je relis les textes évangéliques qui racontent la résurrection de Jésus
  • Je mets en pratique cette salutation du temps pascal dans mon quotidien
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Nicolas Tremblay
A propos Nicolas Tremblay 17 Articles
Nicolas Tremblay est prêtre dans le diocèse de Joliette.

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