Comment être certain que Dieu existe?

Oui, Dieu existe. Mais comment être certain? Alex Deschênes nous donne trois raisons (au-delà de la Révélation elle-même). Regardez et partagez cette vidéo! Vous trouverez la transcription de l’exposé d’Alex en bas de la vidéo. On attend vos commentaires!N’oubliez pas d’aller vous abonner à sa page Facebook! Ensemble nous bâtissons le réseau des agents d’évangélisation qui mettra le feu à notre Église!

1. Le premier moteur

Si on regarde autour de nous avec un peu de curiosité, certaines questions surgissent: d’où vient le mouvement des choses? Comment est-ce que l’univers à pu se mettre en mouvement? Toute chose qui arrive a une cause qui est elle-même l’effet d’une cause qui est l’effet d’une cause antérieure. 

Par exemple, la vision est l’effet de la lumière qui reflète sur la rétine et la lumière est l’effet du rayonnement électromagnétique, qui est l’effet de transition électronique dans les atomes , etc. Probablement qu’un physicien pourrait vous expliquer ce qui cause ces transitions. Mais après? Jusqu’où est-ce que je peux remonter? Est-ce que je peux remonter comme ça à l’infini? 

Si toutes choses peuvent mourir et vont mourir un jour, c’est donc que tout ce qu’on voit pourrait ne pas exister. Or, l’univers existe. Pourquoi est-ce qu’il y a un univers plutôt que rien? Du moins ne peut sortir le plus ; un grain de sable seul ne peut pas donner un château de sable. Or, d’où vient la beauté, le bien, la conscience et l’amour? Est-ce que tous les grains de sable, tous les éléments de l’univers réunis peuvent expliquer une conscience comme la mienne qui pose des questions? Et comment expliquer un tel ordre dans l’univers? Comment expliquer que chaque chose a une fonction dans un équilibre si fragile et si précis ?

Tout ça peut sembler bien philosophique, mais c’est comme entrer dans un musée et voir une peinture. Je n’ai pas besoin d’être un spécialiste d’art pour reconnaître qu’il y a un auteur derrière cette peinture. Toutes ces questions nous font nécessairement remonter à un créateur qui lui ne peut plus être créé et qui est pure intelligence et parfait en lui-même. 

À peu près tous ceux qui e croient pas en Dieu vont dire : »Oui, mais Dieu, qui l’a créé? » À vrai dire vous venez de me concéder un point ; vous venez de reconnaître que toute chose, tout être doit avoir une cause. Or, je ne peux pas remonter ainsi jusqu’à l’infini. Il doit exister un être qui est sans cause, qui est parfait et infini. Un être qui est hors du tempshors de l’espace, hors des lois de la causalité. 

Et donc je me retrouve devant deux options : ou bien cet être est Dieu, ou bien l’univers est lui-même sa propre cause. Or, l’univers est peut-être infini, mais il n’est pas parfait. On sait aujourd’hui que l’univers a une origine, un commencement et surtout une fin ; que l’univers meurt et qu’un jour il sera complètement vide et froid. Personnellement, j’ai de la difficulté à croire qu’un tel univers puisse être sa propre cause. 

Les cinq voies de saint Thomas d’Aquin

Saint Thomas d’Aquin, dans sa somme théologique, a élaboré cinq voies qui, en partant du cosmos, pointent vers Dieu. Or, saint Thomas lui-même hésitait à les appeler des preuves et, en effet, ces voies nous conduisent au seuil de la foi, de la reconnaissance en un Dieu unique et créateur. Aucun raisonnement intellectuel ne peut m’imposer la certitude que Dieu existe. En fait, je dois moi-même faire l’expérience de cette vérité

Je me souviens un jour que j’étais devant un arbre et je croyais en Dieu mais depuis pas si longtemps ; et en contemplant cet arbre, j’ai pensé à tout ce que ça prenait, tout ce que ç’a pris pour que cet arbre devienne ce qu’il était aujourd’hui. Toute la sève, qui elle-même vient des sédiments du sol, qui se mélange de matières organiques, de roches, qui elles-mêmes viennent de poussières dans l’espace, de galaxies, et ultimement tout cela m’a fait remonter à un Créateur qui lui-même est sans fin, qui n’a pas d’origine et c’est alors que j’ai fait vraiment une expérience radicale de cette vérité. C’est comme être dans une salle, dans un lieu qu’on connaît depuis des années et que tout d’un coup quelqu’un ouvre la lumière et qu’on voit les choses comme jamais on les a vues avant. Quand on fat l’expérience de cette vérité, il devient impossible, sauf volontairement, de douter. 

2. L’expérience de l’amour

Toute la création, on vient de le voir, parle de Dieu. Or, le lieu par excellence où Dieu a d’abord et toujours voulu se révéler, c’est à travers les relations d’amour. Et c’est peut-être difficile quand on a été blessés dans l’amour, dans nos relations, surtout dans notre famille, de croire en Dieu. Mais pour beaucoup de personnes, Dieu est une évidence parce qu’ils en font l’expérience à tous les jours ; que ce soit dans leur mariage, dans leur famille, dans des amitiés. Et pour beaucoup de gens, Dieu n’a jamais même été un doute dans leurs vies. Non pas parce qu’ils font le raisonnement intellectuel que l’amour doit avoir une origine, une cause ; peut-être, mais simplement parce qu’ils goûtent, qu’ils touchent Dieu lui-même au quotidien. 

Si Dieu est amour, je peux faire l’expérience de Dieu à travers mes relations d’amour. Là encore, c’est dans l’expérience de l’amour que je peux faire l’expérience de Dieu et acquérir la certitude que Dieu existe et qu’il agit dans ma vie. Des gens ont vu leur vie transformée parce qu’ils ont été transpercés par un regard d’amour. Des gens comme mère Thérésa ou Maximilien Kolbe rayonnaient d’un tel amour autour d’eux que les gens se mettaient à croire. On raconte qu’à Auschwitz un des bourreaux de Maximilien Kolbe lui a demandé, avant de l’exécuter, d’arrêter de regarder parce qu’il ne pouvait supporter son regard.

Moi-même, dans ma vie, j’ai rencontré une femme qui s’appelle Mère Olga, une religieuse Irakienne qui a dû quitter son pays pour protéger sa communauté et venir aux États-Unis. Je l’ai rencontrée un jour à Philadelphie et j’ai eu un moment d’échange avec elle et l’intensité de son regard, à cet instant-là, j’avais l’impression d’être la seule personne qui existait au monde. 

Il ne s’agit pas que vous voyez dans le raisonnement intellectuel, mais d’une expérience de l’amour si forte que je touche à l’être même de Dieu. Et pour quiconque a fait une expérience radicale de l’amour et y a reconnu la présence de Dieu, cela reste profondément inscrit en soi et il devient impossible de douter. 

3. Dieu nous parle

Dieu n’est pas un concept, mais quelqu’un avec qui je peux parler et qui me parle. Maintenant, à quoi ressemble la voix de Dieu? Eh bien… à ma propre voix, mais je le reconnais parce que quand il me parle ce sont ses idées et non pas les miennes. C’est difficile à expliquer à un non-croyant, mais c’est comme d’entrer dans une pièce où quelqu’un se trouve déjà ; quelque chose, un indice, un objet déplacé, une lumière me fait deviner que quelqu’un est là, que je ne suis pas seul. C’est l’expérience que fait tout croyant: de découvrir en soi une présence. Saint Augustin disait « une présence plus intime à moi que moi-même ». 

C’est comme la certitude d’être aimé par un père, une mère, un époux ou un enfant. L’amour ne se quantifie pas scientifiquement. Je ne peux pas le mesurer avec une règle ou une tasse, mais je peux en avoir la certitude. Rarement on doute de l’amour des gens qui nous aiment lorsque vraiment on en a fait l’expérience. Et Dieu, dans la prière, veut se donner à moi de la manière la plus intime, la plus personnelle. Et comment, quand je vis ça, je peux en avoir la conviction ? De la même manière que j’ai la conviction que mon épouse Myriam et que mon fils Édouard m’aiment. Parce que je vois l’effet de cet amour dans ma vie et comme dans toute relation, avec le temps s’installent la confiance et la conviction d’être important pour l’autre.

Vous voyez, quelqu’un qui fait vraiment l’expérience vivante de Dieu dans la création, dans l’amour et dans l’intimité de la prière, vous ne pourrez jamais lui arracher ce qu’il possède. S’il garde seulement en mémoire ce qu’il a vécu, sa foi devient inébranlable devant toutes les argumentations intellectuelles. Une telle expérience peut arriver à tout le monde. J’ai souvent entendu: « Si tu veux avoir la foi, prie comme si tu avais déjà la foi ». Attention! Ça pourrait vous arriver! 

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Alexandre Deschênes
A propos Alexandre Deschênes 1 Article

Engagé dans l’évangélisation depuis 2006, je me consacre depuis 2011 à faire connaître au grand public la théologie du corps de Jean-Paul II. J’ai déjà donné plus d’une centaine de conférences et formations sur le sujet un peu partout dans le Québec et ailleurs (Ottawa, Lyon, Philadelphie, New Orleans). Je poursuis présentement un doctorat en philosophie, à l’Université Laval sur la différence sexuelle inspirée par la pensée de Karol Wojtyła / Jean-Paul II.

J’aime la littérature, le cinéma, la musique et passer du temps avec mon épouse et mon garçon.

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