Rendre témoignage de l’espérance qui est en nous

rendre témoignage de l'espérance qui est en nous
Il est responsable de notre part, en tant qu'agents d'évangélisation, de nous tenir prêts à rendre témoignage de l'espérance qui est en nous.

Sanctifiez dans vos coeurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. (1P 3, 15)

En tant qu’humains qui voulons collaborer avec Dieu, notre témoignage est l’un des outils les plus puissants pour ouvrir le coeur des gens à l’action du Saint-Esprit. En racontant ce que nous étions, ce qui nous est arrivé et ce que nous sommes devenus, ceux que Dieu a mis sur notre chemin sont en mesure de constater « la merveille que nous sommes » devenus, grâce à l’amour et à la bienveillance de Dieu (cf Ps 139, 14). Il est responsable de notre part, en tant qu’agents d’évangélisation, de nous tenir prêts à rendre témoignage de l’espérance qui est en nous.

Ce que nous étions

Comment vous sentiez-vous avant de rencontrer le Seigneur? De quoi vous a-t-il sauvé? La plupart de ceux que Jésus-Christ a sauvés, au cours de l’histoire, étaient habités par une noirceur, une souffrance (physique ou psychique). Quelle était votre souffrance, à vous? Lorsque nous décrivons notre souffrance ou nos dépendances, les gens peuvent alors s’identifier à nous. Ils constatent que nous ne sommes pas différents d’eux, que nous avons connu des échecs, des peines et des deuils. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs » (Mc 2, 17). Puisque Dieu n’est pas venu pour les bien portants et les justes, il est bon de nous identifier d’abord comme des pécheurs, des humains qui avons besoin de Dieu dans nos vies, tout comme notre bien-aimé pape François s’est lui-même décrit dans une de ses premières entrevues en tant que pape: 

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« Je ne sais pas quelle est la définition la plus juste… Je suis un pécheur. C’est la définition la plus juste… Ce n’est pas une manière de parler, un genre littéraire. Je suis un pécheur. Si, je peux peut-être dire que je suis un peu rusé, que je sais manœuvrer, mais il est vrai que je suis aussi un peu ingénu. Oui, mais la meilleure synthèse, celle qui est la plus intérieure et que je ressens comme étant la plus vraie est bien celle-ci : je suis un pécheur sur lequel le Seigneur a posé son regard. »

N’ayons pas peur de raconter sans détour les démons que Jésus a chassés. La Samaritaine pourrait alors dire « Je ne savais pas ce qu’était l’amour », le paralytique pourrait témoigner: « je ne pouvais pas marcher », le lépreux pourra affirmer: « je souffrais dans ma chair, dans ma peau ». Et vous, que raconterez-vous?

Ce qui nous est arrivé

Comment le déclic s’est-il produit? Où étiez-vous? Qui vous a parlé? Avez-vous résisté? Votre conversion s’est-elle produite progressivement, ou d’un éclair comme ce fut le cas pour saint Paul? C’est le moment de raconter cette fameuse « rencontre » si fascinante pour ceux qui ne l’ont pas vécue. Il s’agit, vraiment, d’un grand mystère pour quiconque n’a pas la foi: comment peut-on faire la rencontre de quelqu’un qu’on n’a jamais vu? Comment sait-on que c’est vraiment Lui? En partageant votre histoire, peut-être votre interlocuteur verra-t-il l’action de Dieu dans sa vie?

N’hésitez pas à parler des préjugés que vous pouviez avoir sur la religion et/ou sur Jésus. Soulignez le moment ou comment vous avez commencé à changer d’idée sur le sujet. Confiez le point tournant, le moment de vérité où tout a basculé. 

Ce que nous sommes devenus

Racontez la joie que vous ressentez de prier, de vous savoir aimé de Dieu. Dites comment vous traversez les épreuves en étant habité d’une espérance nouvelle. Décrivez votre façon d’être intime avec Jésus, les gestes que vous posez au quotidien et la nouvelle vie que vous avez obtenu suite à votre conversion. Si la situation s’y prête, parlez de votre communauté chrétienne, des belles personnes qui la composent, des amitiés profondes que vous avez développées. 

Quelques conseils

Il est bon de commencer avec une « phrase choc », une espèce de synthèse de plus grand bienfait ou de la transformation que le Seigneur a opérés en vous. Soyez positif, montrez la joie et l’espérance qui vous habite maintenant. Ne vous montrez pas moralisateur et n’avancez pas de doctrines compliquées ou suscitant la polémique, à moins que ces doctrines soient la solution au problème qui vous hantait. Si vous utilisez des termes compliqués, 

En préparant notre témoignage, nous nous mettons au service de l’Esprit-Saint qui y aura recours au moment qu’Il aura choisi. Notre devoir est de nous tenir prêts à tout moment. En observant le processus d’évangélisation que nous proposons sur ce site, nous devenons de meilleurs agents d’évangélisation. N’est-ce pas, après tout, notre mission de baptisés, disciples-missionnaires?

 

A propos Mathieu Binette 21 Articles
Mathieu Binette est entrepreneur pastoral et étudiant en théologie à l'Institut de Formation Théologique de Montréal.

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