Jésus nous appelle à être disciples pour sauver nos frères

Homélie du 4° Dimanche de Pâques C : Jean 10, 27-30

Source image: Clip: "Aimez-vous les uns les autres" (Youtube)

Résumé : Jésus nous appelle à être disciples pour sauver nos frères. Que répondrons-nous? Saurons-nous surmonter les obstacles qui nous en empêchent?

Jésus nous appelle à être disciples pour sauver nos frères : voilà la vocation de tous les chrétiens

Aujourd’hui est la journée mondiale de prière pour les vocations. Si j’avais une machine qui pouvait me faire voir dans vos pensées maintenant, je suis sûr que lorsque vous avez entendu le mot « vocation », vous avez immédiatement pensé aux vocations sacerdotales et religieuses. Et par conséquent, vous avez pensé à tous ces jeunes que le Seigneur appelle dans le monde entier pour le servir par les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Mais je crois que cette manière de comprendre le mot « vocation » doit être mise à jour car elle ne correspond plus exactement à la compréhension qu’en a l’Église aujourd’hui. En fait, nous devons revenir à l’évangile pour mieux comprendre ce qu’est la vocation.

Jésus nous appelle à être disciples pour sauver nos frères : 3 conditions pour devenir ses disciples

Tout d’abord, comme vous le savez bien, le mot «vocation» vient d’un mot latin qui signifie: «appeler». En fait, Jésus appelle tous les humains de tous âges, cultures, races et conditions à devenir ses disciples. Mais qu’est-ce qu’un « disciple de Jésus »? Dans l’Évangile, Jésus nous donne les trois conditions pour devenir ses disciples: « Mes brebis entendent ma voix, je les connais et elles me suivent.« 

Jésus nous appelle à être disciples pour sauver nos frères : première condition pour être disciple du Christ : « écouter la voix de Jésus »

Chers frères et sœurs, pour être disciples de Jésus, nous devons avant tout « écouter la voix de Jésus » dans la prière silencieuse du cœur. Vous savez, Jésus est présent et parle à nos cœurs à chaque moment de la journée. Le problème est que nous ne prenons pas le temps de l’écouter. C’est pourquoi nous ne trouvons jamais le temps de nous arrêter et de prier dans le silence de notre chambre pour dire au Seigneur: « Parle, Seigneur, ton ami t’écoute!« . C’est pourquoi, après la sainte communion à la messe, nous prenons un moment de silence pour écouter le Seigneur qui nous parle et nous dit son amour.

Jésus nous appelle à être disciples pour sauver nos frères : deuxième condition : avoir le cœur ouvert au Seigneur en toute confiance

Ensuite, la deuxième condition pour être disciple de Jésus: « Je les connais« , c’est-à-dire que les disciples de Jésus gardent leur cœur ouvert devant lui en toute confiance. En fait, cela est la raison pour laquelle Jésus les connaît. Mais nous pouvons nous demander: avons-nous vraiment le cœur ouvert dans une confiance absolue en Jésus? Car il y a la tentation de vouloir conserver des secteurs de notre vie ou de notre cœur que nous ne voulons pas partager avec le Seigneur Jésus. Alors, si nous avons des recoins de notre cœur que nous ne voulons ouvrir au Seigneur, nous ne pouvons donc pas affirmer que nous sommes totalement ouverts à lui. Par exemple, on dit: « Ce que je fais dans mes moments de loisirs cela ne concerne pas le Seigneur et je veux les vivre sans Lui. » Ainsi, cette personne n’est pas totalement ouverte à l’Amour du Seigneur. Par conséquent, tout ce que nous voulons vivre sans les partager avec le Seigneur ne peut être transformé et sauvé par Lui.

Jésus nous appelle à être disciples pour sauver nos frères : troisième condition : suivre Jésus

Enfin, la troisième condition pour être disciple de Jésus est: « suis-moi« . Que veut dire « suivre Jésus »? Cela signifie imiter Jésus et vivre comme lui, autrement dit, suivre Jésus, c’est être comme lui des serviteurs de Dieu et de tous nos frères et sœurs. Concrètement, que signifie être serviteur de Dieu et des frères? Pour mieux comprendre, voici une petite histoire vécue que j’ai lue dans un livre: il y avait une grande statue du Sacré-Cœur sur le sol d’une église de Munich, en Allemagne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bombardement a touché la statue et les deux bras de Jésus ont été amputés. Après la guerre, le curé de la paroisse avait prévu de faire réparer la statue. Mais après réflexion, il eut l’idée lumineuse de placer une inscription au bas de la statue: « Je n’ai plus de bras sinon les tiens. Alors, veux-tu m’aider à aimer mes frères en me donnant tes bras? « 

Jésus nous appelle à être disciples pour sauver nos frères : cela est d’une importance capitale

Par conséquent, lorsque Jésus nous invite à devenir ses disciples, il nous demande en réalité de collaborer avec lui à la construction du Royaume d’Amour de Dieu. Ce projet n’est certainement pas facile. Il suffit de voir dans les Actes des Apôtres combien de difficultés, d’oppositions et de persécutions les premiers disciples de Jésus ont dû supporter. Mais nous devons considérer qu’être un disciple de Jésus est d’une importance capitale puisqu’il s’agit de collaborer au salut de tous nos frères et sœurs.

Jésus nous appelle à être disciples pour sauver nos frères : quels sont les obstacles principaux qui nous empêchent d’être ses disciples?

Mais si être disciple de Jésus est aussi important pour le salut du monde, alors je me demande pourquoi il n’y a pas un plus grand nombre de disciples dans l’Église? À mon avis, deux obstacles majeurs empêchent les chrétiens de devenir disciples du Christ: la peur et la paresse. Premier obstacle: la peur qui vient d’un manque de foi et de confiance en la présence de Jésus qui est notre force et notre lumière. Je me souviens dans ma vie personnelle, quand j’ai senti que le Seigneur m’invitait à devenir son disciple, dans un premier mouvement, j’ai refusé par peur. J’avais peur de ne pas être à la hauteur, peur de ma faiblesse, peur de m’engager auprès du Seigneur à long terme, peur de l’avenir. (…). Ensuite, le deuxième obstacle qui nous empêche d’accepter d’être des disciples de Jésus, c’est la paresse qui vient d’un manque de générosité et d’amour envers le Seigneur et nos frères. Ainsi, par paresse, nous ne voulons pas déranger le confort de nos petites habitudes de vie. Avec le temps, nous avons pris certaines habitudes, nous avons pris une certaine liberté et nous ne voulons plus les quitter. Nous ne voulons pas prendre le temps et faire les efforts nécessaires pour apprendre à devenir des disciples du Christ. Par conséquent, il est important que nous demandions au Seigneur aujourd’hui de nous libérer de ces obstacles qui nous empêchent d’accepter son invitation à devenir ses disciples. Car le Seigneur a besoin de chacun de nous pour manifester son Amour et sa Miséricorde à tous ceux et celles qui en ont besoin.

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Gérald Lajeunesse
A propos Gérald Lajeunesse 221 Articles
Le père Gérald Lajeunesse est prêtre et membre de la Congrégation des Oblats de la Vierge Marie (omv). Il est curé de la Mission italienne San Domenico Savio, à Montréal.

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